Dyana la méditation

La méditation dyana apparait dans le Rig-Veda,  dans certaines Upanishad, dans les Yoga  Sutra de Patanjali  et dans des textes médiévaux ou plus récents sur le Hatha Yoga .

 

On retrouve la méditation  dans des religions occidentales  dans des traditions ésotériques et dans des pratiques contemporaines comme la méditation transcendantale, la méditation bouddhique ou la méditation dite  de pleine conscience. 

 

 Cependant la  méditation yogique ne se réduit pas  à la version moderne occidentale de méditation de pleine conscience : elle garde une spécificité propre  de par son approche holistique d’intégration entre le corporel,  l’émotionnel,  l'énergétique, le psychologique et le spirituel et de par son objectif  qui est de résorber les fluctuations de l'esprit,  de s'affranchir des états mentaux qui entretiennent nos souffrances (et celles des autres) pour trouver la paix intérieure. 

 

 Au delà des technique de lâcher-prise et d'écoute intérieure, la méditation yogique utilise des technique de concentration comme le maintien de l'attention exclusive sur un objet unique. Mais alors que dans la concentration dharana  c'est le mental qui est sollicité  et  qu'il y a une effort conscient pour repousser les pensées et les perceptions sans intérêt par rapport à l'objet choisi, dans la méditation  dhyana  c'est la conscience profonde  qui est sollicitée:  il y a un flux constant de sensations en provenance de l'objet et d'attention en direction de l'objet,  sans aucun effort de volonté. La relation entre sujet et objet n'est plus perceptible.

 

Pour certains maitres yogi la méditation peut  intervenir à tous les niveaux de la pratique: selon Iyengar, les asana constituent une véritable méditation. Maehle écrit que la pratique de vinyasa  (enchainement de postures)  constitue en soi une méditation sur l'impermanence, lorsque le yogi passe de  "faire sa pratique" à celui "d'être agi"  " d'être mis en  mouvement".

Notes sur la " méditation de pleine conscience "

La pratique de la méditation  de pleine conscience consiste d'abord  à se poser bien éveillé pleinement présent (on dit "en pleine conscience"pour traduire l'anglais mindfullness qu'il vaudrait peut être mieux traduire par présence totale ou attention complète), conscient de ses perceptions, dans le moment ici et maintenant, sans jugement,  sans  attente particulière.  Cette pleine conscience  aide à créer une distance émotionnelle saine avec les pensées empreintes d’inquiétude. Cette  diminution des sentiments d'inquiétude  a été mise en évidence par des études de l'activité des zones du cerveau. " Pendant une méditation de pleine conscience, votre cerveau s’entraîne à contrôler vos réactions. Donc si vous méditez assez souvent, vous pouvez mieux contrôler vos réactions dans votre quotidien, » explique Fadel Zeidan, directeur de recherche en neuroscience  à la Wake Forest School of Medecine.

 

Si le premier objectif de la méditation est de transformer notre expérience du monde, il s'avère également que l'expérience méditative a des effets bénéfiques sur la santé. Connue chez les psychologues et dans certains hôpitaux sous le nom de méditation de pleine conscience (de l'anglais mindfullness qu'il vaudrait mieux traduire par présence totale), elle favorise un état mental qui produit des effets thérapeutiques et préventifs  sur la santé.  

 

La méditation "de pleine conscience" a fait l' objet de nombreuse études scientifiques qui attestent de ces bénéfices qu'elle procure dans différentes pathologies. Des expériences  ont montré qu'un sujet exposé à un stimulus visuel invariant se détache des autres perceptions et perd contact avec l'extérieur: au cours de ce processus les vibrations de  son cortex central adoptent  un rythme dit "Alpha".  Il en est de même lorsque l'attention est concentrée sur d'autres supports de méditation comme la répétition d'un mantra, la visualisation d'un yantra,  la respiration rythmée. Matthieu Ricard moine bouddhiste docteur en génétique cellulaire s'est prêté à plusieurs tests scientifiques, qui confirment les modifications de l'activité du cerveau en état de méditation: ces modifications concernent  notamment des aires cérébrales liées à la gestion du stress et à l'attention (sillon frontal supérieur sillon interpariétal, cortex préfrontal  dorsolatéral, cortex visuel).

 

Les  indications médicales de la méditation de pleine conscience  sont la lutte contre le stress,  la prévention des rechutes chez les personnes dépressives, la diminution des symptômes d'anxiété et la réduction des souffrances psychologiques liées au cancer; mais la méditation  serait également intéressante (effets à valider ou à confirmer) dans d'autres pathologies: addictions, diabète, boulimie, maladie coronaire, asthme, hypertension,  troubles bipolaires, bouffées de chaleur, psoriasais, etc.). La méditation favorise un état mental qui stimule aussi le système immunitaire et joue donc un rôle positif dans la prévention des infections notamment respiratoires.  Autant d'arguments qui encouragent la pratique de la méditation à titre individuel dans une démarche de prévention ou de recherche du bien-être.  Si la pratique de la méditation a des effets positifs, il est important de ne pas se focaliser sur la recherche de ces bienfaits, car l'attente de résultats ne ferait que créer des tensions à l'opposé même des principes de disponibilité .

 

 

Quelques références sur "la méditation"

  • Caroline Klebl discusses Meditation
  • Méditer Jon Kabat-Zinn :ISBN  9782352041054 ©Les Arènes 2010 accompagné d'un CD de 108 leçons de pleine conscience
  • Christophe André  Méditer jour après jour : ISBN 9782913366374 © L'Iconoclaste 2011